La-Teste-De-Buch
Pyla-Sur-Mer

Villa
Eden (Bella Costa)
Boulevard de l'Océan N°44
refuge de Manuel Azaña en 1939-1940

Plaque Belle Vista

2021 : plaque du nom de villa "Bella Costa" ,
avenue de la Jagude, entrée principale.

Eden Bella Costa
Vers 1935
Cette villa est à la fois sur l'avenue de la Plage, l'avenue de La Jagude
et le boulevard de l'Océan à Pyla-Sur-Mer.
Eloignée de l'architecture locale des années 30, un côté méridional avec
son toit ouvert, elle aurait été construite à la fin du XIXème siècle,
L'ancienne dénomination de l'artère jusqu'en 1975 était "avenue des Roses".
Elle a été transformée en hôtel en 1956 puis a fini par être découpée
en appartements.
Pour information, "la jagude" est en gascon un filet de pêches aux soles.


Eden Bella Costa

2021 :
angle avenue de la Plage/avenue de la Jagude

Villa Eden Bella Costa

2021 : façade sud, avenue de la Jagude, entrée principale

Plaque Manuel Azana
2021 : plaque commémorative boulevard de l'Océan.

Le premier Président de la République espagnole, Manuel Azaña s'est réfugié en France dans cette villa.

Manuel Azaña (° 1880 Espagne - + 1940 France), était un écrivain et homme politique espagnol.
Il est le créateur du "Frente Popular" (Front Populaire), coalition qui obtient la victoire aux élections de février 1936.

Il est élu Président de La République en mai 1936, poste occupé pendant toute la
guerre d'Espagne, il démissionne en 1939, la France reconnaissant la légitimité
de Franco, et est contraint à l'exil en France, à Pyla-Sur-Mer, à la "Villa Eden" encore
en "zone libre".Il y résidera avec sa femme Dolorès Riva Cherif, ses beaux-frères
et leurs familles, ainsi que du personnel pour assurer le service.
Il avait emporté "sa précieuse bibliothèque".

En 1940, la zone est occupée par les Allemands. poursuivi par les autorités franquistes,
Azaña quitte le Pyla-Sur-Mer le 22 juin 1940, la Gestapo à ses trousses, pour rejoindre Montauban,
en zone libre. La villa Eden est mise à sac par les Allemands, qui arrêtent ses beaux-frères.
et leurs amis proches. Gravement malade, il meurt à Montauban le 3 novembre 1940.
Sa tombe, au cimetière de Montauban est aujourd'hui un lieu de mémoire de l'exil républicain espagnol.



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