le Musée Aquarium

Aquarium

L'aquarium est situé rue du Docteur Jolyet dans le prolongement de la Jetée
d'Eyrac à la limite des villes d'Automne et d'Été.

Entrée Aquarium

La station biologique d'Arcachon a été créée en 1867 par la "Société Scientifique
d'Arcachon
". C'est la seule en France due à une initiative privée. C'est à la fois
un laboratoire de recherches, un musée regroupant des sections de zoologie,
ostréiculture, paléontologie, géologie, archéologie de la région et un aquarium
d'exhibition.

Vitrine

Le musée aquarium présente des collections d'animaux marins
où les différentes espèces sont classées méticuleusement.

Collections aquarium

La collection archéologique du Docteur B. Peyneau est également exposée.

Collections archéologie

Le panneau "Défense de toucher aux objets" indique des visiteurs potentiels
non civiques.

Musée aquarium

On peut également admirer des maquettes de bateaux de la région
dont la pinasse, sous diverses représentations.

Exposition Aquarium

Une importante exposition a été organisée en août 1866 à Arcachon.
Elle était consacrée à la pisciculture.

Article Exposition 1866

L’EXPOSITION DE PISCICULTURE A ARCACHON

 Notre estimé correspondant, dont nous avons publié une lettre il y a deux semaines, nous a fait parvenir une description de l’intéressante exposition qui se déroule à Arcachon près de Bordeaux ; on y découvre plusieurs spécimens et équipements qui ont été rassemblés afin d’illustrer les progrès de la science et de la technique dans l’usage de procédés artificiels pour l’élevage du poisson. Nous vous présentons une vue de l’intérieur de l’exposition qui se tient dans un grand chalet en bois spécialement construit à proximité du Château Deganne et entouré de grands bassins à ciel ouvert destinés à l’ostréiculture et à la conchyliculture. Sur la droite, on découvre une série de remarquables spécimens de différentes variétés de poissons conservés dans des bocaux de verre. Sur la gauche, on trouve toute une panoplie de filets, casiers, cannes et autres instruments de pêche ; les filets les plus grands sont suspendus au plafond, qui est également orné des drapeaux de tous les pays. On aperçoit au fond l’entrée de l’aquarium mentionné dans la lettre de notre correspondant. C’est l’un des plus grands aquariums existant à ce jour, d’une longueur d’environ trente mètres, et divisé en vingt-deux bacs. Chacun de ces bacs a une profondeur d’environ un mètre et est doté d’un fond en marbre. Outre les espèces rencontrées dans les collections courantes, on y trouve de nombreuses variétés étranges et très belles, provenant des côtes voisines du Golfe de Gascogne et qu’il n’aurait pas été possible de transporter vivantes à Paris ou à Londres.

Notre correspondant a souligné quelques insuffisances dans la section des maquettes, plans et dessins des principales stations piscicoles en France et ailleurs. Nous rappellerons à nos lecteurs que deux illustrations représentant les élevages de saumon et de truite de Huningue près de Bâle, accompagnées d’un article descriptif, ont été publiées dans l’édition du 20 février 1864 de notre journal ; et dans le numéro du 19 mars de cette même année, nous avons publié une illustration de la station piscicole construite par M. Francis à Twickenham. A l’exposition d’Arcachon on peut voir un dessin – et non une maquette – du laboratoire piscicole de Concarneau, près du Cap Finisterre sur la côte bretonne. C’est pourquoi nous publions une vue de Concarneau montrant les bassins en ciment qui s’étendent sur une surface d’environ 1500 mètres carrés et contiennent différentes variétés de poissons. Le touriste qui s’intéresse à cette branche de l’histoire naturelle a tout intérêt à se rendre à Concarneau, qu’il ait ou non l’intention de poursuivre son voyage jusqu’à Arcachon cet été.

Regrettant une fois de plus l’absence d’une exposition de tous les plans et maquettes de ces établissements qui aurait permis de les comparer entre eux, notre correspondant ajoute : « Cette omission est d’autant plus frappante que tout visiteur à Arcachon remarque immédiatement que la pisciculture est le point fort de cette exposition. On découvre une succession infinie de flacons contenant des spécimens de poissons élevés artificiellement dans les eaux douces françaises ; grâce aux étiquettes mentionnant les dates d'éclosion et de capture, le spectateur peut déduire la vitesse de croissance des différentes variétés de poissons. J’ai par exemple vu une truite provenant d’un œuf éclos à Huningue en 1860 et dont le poids vif devait être de l’ordre de 14 livres. L’exposition propose également quelques beaux spécimens d’omble chevalier, et l’on soulignera l’effort entrepris pour illustrer certaines des maladies qui frappent les œufs de poisson ; on peut également voir toute une série d’œufs de saumon aux différents stades de leur développement, depuis la laitance jusqu’au moment où le poisson éclot de sa fragile prison. J’ai été heureux d’apprendre que, dans la plupart des établissements piscicoles français, la très grande majorité œufs atteint le stade de l’éclosion. Mais je pense que le système écossais de pisciculture est le meilleur, dans la mesure où les poissons sont remis dans la même rivière d’où proviennent les œufs. Le système est différent en France où la laitance est acheminée vers un entrepôt central, puis distribuée sur l’ensemble du territoire, sans tenir compte du lieu où les œufs ont été prélevés. On pourrait dire que cela revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul, puisqu’on prélève des œufs dans des cours d’eaux qui ne sont pas très poissonneux pour les envoyer vers des rivières dans d’autres régions du Royaume. »


Article extrait du "The Illustrated London News" du 25 août 1866, avec sa traduction française (E. Weiser)

Concarneau

Le laboratoire piscicole de Concarneau mentionné dans l'article ci-dessus.

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